Fleur vénéneuse qui nous rend accro à sa folie avec son charme doux-amer parfois velours kitsch et underground, Lana Del Rey nous présente, à travers les clichés de l’Amérique hollywoodienne décadente, son album « Borne To Die ». Cet album, dont la musique met en évidence un style quelque peu mélancolique et simple, en fait un succès certain. On peut polémiquer à l’infini sur le personnage, son histoire personnelle, son physique, à mon sens, ce qui importe, c’est le son qui entre dans mes oreilles… Et avec Lana Del Rey, nous sommes servi. Ses variations de voix rythment des morceaux très travaillés, écrits par des compositeurs différents ce qui évite l’ennui mais le tout sur une trame commune.
Nous trouvons donc sur cet album le titre « Video Games » ou LA chanson qui a révélé au grand public notre jeune chanteuse. Composée par l’artiste avec l’aide de Justin Parker, le morceau sortira le 10 octobre 2011 et sera élue chanson de l’année 2011 par le magasine anglais NME. D’autres titres viennent ponctuer l’album comme « Blue Jeans » , « National Anthem » ou encore « Born To Die »
Elle sortira, quelques mois plus tard, la version sous-titrée intitulée « The Paradise Edition » , enrichie de huit nouveaux morceaux éblouissants tel que « Ride » et « American ».
Si Lana Del Rey sait travailler sa voix pour lui donner vie, communication et énergie, elle sait également ciseler ses textes avec une maturité irréfutable. Mais comme tout artiste qui se respecte, elle ne s’arrête pas là, façonnant des courts métrages en adéquation avec son personnage qui rendent sa musique encore plus profonde, plus émouvante.